Preview Le Parrain
C’est dans le quartier latin de Paris qu’Electronic Arts nous a convié ce matin à la présentation du Parrain par David de Martini, Senior Producer du titre. Une séance entièrement dans la langue de Marlon Brando donc, mais surtout totalement centrée sur la version PlayStation 2 du titre, forcément pas très avantagée par rapport aux autres machines. On se gardera donc de toute critique sur l’aspect graphique jusqu’au test, même s’il y a peu de chance pour que l’adaptation Xbox soit au final beaucoup plus belle.
Bienvenue à Little Italy, boy
David de Martini a mis les points sur les i d’entrée de jeu en présentant Le Parrain non pas comme le jeu vidéo du film (ou du livre) mais comme une expérience interactive avec l’univers du Parrain. Cela se répercute donc tout d’abord sur le gameplay. On crée son alter ego virtuel selon de très nombreux paramètres (dans l’esprit d’un Tiger Woods), on l’habille selon au moins autant de diversité et nous voilà prêt à débarquer au cœur d’un New York des années 45-55. Il faut tout de même passer par une séquence d’introduction au jeu et à son personnage, qui perd alors son père dans un règlement de compte. D’autres rebondissements et un léger tutorial plus tard, on se retrouve avec neuf printemps en plus dans la peau du protagoniste crée de A à Z juste avant. La mort du père n’étant plus que votre seul souvenir, c’est l’idée de vendetta qui conduira vos actes dans Le Parrain. Mais avant de venger l’honneur familial encore faut-il se faire un nom dans la pègre locale.
C’est là qu’entre en jeu le gameplay du titre d’Electronic Arts. S’il fait indéniablement penser à un Grand Theft Auto de prime abord, le fait est que les développeurs ont été plus loin qu’un simple monde persistant pour cette adaptation. La ville semblait plus réduite que San Andreas par exemple, mais paraissait également proposer beaucoup plus de passages en intérieur. On retrouvera également un léger aspect RPG avec des talents à développer (maniement des fusils, vitesse de course, ou persuasion par exemple) au fil des 50 niveaux d’expérience (et autant d’heures de jeu selon David de Martini) qu’il faudra acquérir avant de devenir le Parrain à la place du Parrain.
C’est à moi que tu parles ?
Le jeu innovera aussi avec un système de combat utilisant uniquement sticks et gâchettes. Ces dernières permettent tout ce qui est prise au corps tandis que le stick de droite s’utilise pour frapper de la même manière que l’on décroche un crochet dans un Fight Night. Il sera aussi possible de se contenter d’intimider certains personnages du jeu, afin de récupérer une partie de leur argent en plus de leur servitude. Même possibilité de choix avec les forces de police, qu’il sera possible de corrompre jusqu’à un certain niveau d’incivilité plutôt que d’être en de mauvais termes avec. Toujours dans le même ordre d’idée, obtenir le contrôle d’un des cinq quartiers de la grande pomme assurera l’absence de représailles des autres familles quels que soient vos actions à l’intérieur.
Il sera bien entendu possible de prendre les véhicules roulant dans la ville et de s’en servir comme moyen de transport rapide entre les quartiers. On nous a précisé qu’il y avait huit types de véhicules sans pour autant préciser lesquels. Ces phases étaient similaires à ce que l’on trouve chez la concurrence, avec les mêmes soucis de frame-rate lorsque la circulation se fait abondante. La gestion des dégâts sur ceux-ci est d’ailleurs à l’image de la localisation sur les PNJ, assez réaliste sans pour autant pousser la chose bien loin. Pour finir, on notera qu’il est possible de se servir de son véhicule pour se couvrir lors des fusillades.