Preview Dead Rising
Dead Rising, le beat’em all de Capcom très inspiré du film culte Zombie, a depuis quelques jours sa démo disponible sur le marketplace du Xbox Live. L’occasion rêvée de jeter un petit coup d’œil sur ce jeu très attendu, et toujours prévu pour septembre en exclusivité sur Xbox 360.
La démo met dans la peau d’un journaliste qui va devoir survivre dans un centre commercial infesté de morts-vivants, Franck West. D’autres survivants sont également présents avec des intentions plus ou moins pacifiques. Les plus amicaux pourront être aidé, mais ce n’est pas obligatoire. Le joueur décide de la manière dont il veut aborder le soft. On peut aussi prendre des photos, ce qui permet de gagner plus ou moins de points selon la qualité du cliché. Ils peuvent être dépensés pour faire évoluer les stats de son personnage (puissance d’attaque, vitesse, vie maximum, nombre d’objets portés…) ou pour acheter des nouveaux mouvements.
Des hauts et des bas
La démo étant très limitée (la zone accessible est extrêmement restreinte), il est très difficile de se faire un avis tranché sur le jeu. Mais elle montre pas mal de choses très intéressantes. Déjà, techniquement le jeu alterne le bon et le moins bon. Dans les points positifs, on peut souligner le nombre d’ennemis affichés à l’écran, leurs animations très crédibles et réalistes pour des zombies, leurs modèles physiques variés et détaillés (il suffit de zoomer avec l’appareil photo sur l’un d’eux pour voir un niveau de détail assez impressionnant). Bref, la console est capable de gérer une grosse masse d’informations mais ce n’est pas vraiment bluffant pour autant. Les points négatifs sautent en effet aux yeux de manière assez surprenante pour un jeu next-gen’. Esthétiquement, le jeu est moche, les décors manquent de vie, tout est figé, les effets de lumières sont assez classiques, les décors sont quelconques. Il en ressort une impression de fadeur évidente.
De plus, rien n’est destructible ou presque : à part les vitres et les objets que l’on peut utiliser comme les pots de fleur, on est face à un jeu entièrement scripté en terme d’utilisation d’environnement, ce qui fait assez tache pour un jeu si ambitieux. Rien de révolutionnaire dans la forme donc, si ce n’est le nombre et les réactions des ennemis. Pour finir sur ce point, les visages des personnages humains sont bien faits mais certains sont vraiment « bizarrement finis ». La charmante demoiselle de l’intro a une lèvre inférieure semblant être le résultat d’une expérience d’un chirurgien esthétique atteint de parkinson. Que dire sur le héros qui bat des records de sale gueule absolue du jeux vidéo. On se demande comment un héros Capcom peut avoir un visage aussi peu charismatique.
La foire aux items
En terme de gameplay et de sensations de jeu, là aussi le constat sur la démo est assez mitigé.
Le joueur dispose de pas mal de moyens pour se débarrasser des méchants zombies. Outre les armes de base telles que la masse, la faux, ou le fusil, différentes armes et objets peuvent être récupérés : matraque du flic zombie, bras de zombie, pot de fleur, banc, collier de perle, caddie, ou même skate pour se déplacer et renverser aux passages les morts-vivants. La force du jeu est de proposer tous ces objets insolites et on s’amuse vraiment à tous les prendre pour tester leurs effets bénéfiques sur les crânes des zombies. Bien sur, le sang est présent par grosses gerbes (il gicle même sur le visage du héros qui en est très vite recouvert) ainsi que les bruitages crades de cervelles éclatées ou de broyages de crânes. Le fun ressenti est alors immédiat mais le manque de variété devient très vite flagrant. Chaque objet ne s’utilise que d’une seul façon ou presque (la masse et la faux disposent d’un coup latéral puissant fauchant tous les zombies autour du héros).
Une fois passée la surprise des items, on s’ennuie vite à massacrer comme un bourrin ces hordes de zombies. Franck dispose de quelques mouvements spéciaux en plus, comme la roulade ou le coup de pied sauté mais rien de fantastique. Cependant, d’autres mouvements seront déblocables dans le jeu final ce qui peut amener ce surplus de variété qui manque tant à la démo. Pour finir, tous les aliments comestibles peuvent être ingurgités pour récupérer de la vie, ce qui est une petite déception vu qu’on serait bien parti pour lancer des pizzas sur les zombies ou les massacrer à coup de baguette. Au niveau de l’évolution du scénario, le jeu se déroulera sur plusieurs jours comportant des chapitres.
Le menu permet de voir sa progression, son statut, la liste des photos prises ainsi qu’un notebook et une map non disponibles dans la démo. En dépassant les zones délimitées par la démo, on déclenche des cinématiques in-game permettant de découvrir des survivants aux intentions pas vraiment pacifiques, ce qui présage des rencontres très intéressantes. Impossible d’aller plus loin, la démo s’arrêtant à ces moments.