Preview Forza Motorsport 2
Après un premier opus au succès indéniable sur Xbox, Forza Motorsport 2 s’apprête à éveiller les sens de tous les amateurs de simulation de conduite sur Xbox 360. Attendu pour le 8 juin prochain, c’est à travers une version preview, mais cependant très proche de la version finale, que nous avons effectué nos premiers tours de circuits. L’occasion de faire le point sur le soft de Turn 10 et Microsoft Games.
Forza Motorsport Reloaded
Après une délicieuse cinématique nous présentant trois bolides sous toutes leurs formes, nous sommes directement plongés dans le vif du sujet. Ainsi nous accueille un menu à l’ergonomie des plus plaisante et qui présente ce qui constitue les trois pôles principaux du soft : le mode arcade, carrière et multijoueur. Le premier vous proposera de vous plonger directement dans le bain, que ce soit par une course exhibition ou en simple entraînement, par le biais d’un très grand nombre de véhicules, toutes classes confondues, sur bon nombre de circuits également disponibles immédiatement. Mais le plus intéressant et sans aucun doute le plus attendu, reste le mode carrière. Pour ne pas cacher davantage l’évidence : ce dernier est très proche du même mode du premier opus paru sur Xbox. Ainsi nous retrouvons une progression sous forme de niveaux à gravir, cela grâce à des crédits que vous accumulerez suite à des compétitions dûment remportées.
Vous l’aurez donc compris, à l’instar du premier opus, plus vous gagnerez de crédits et plus vous pourrez vous offrir de bolides (237 véhicules au total) ou améliorez ceux qui occupent d’ores et déjà votre garage. Vos talents de pilotes vous permettront également d’attirer les grands noms de l’automobile et ces derniers vous réserveront alors quelques surprises comme des réductions sur les accessoires ou encore des véhicules offerts. Faire évoluer sa voiture devient alors un vrai plaisir dans ce Forza Motorsport 2 où on pourra ainsi passer d’une classe à une autre, de manière ascendante, le tout en surveillant si tel ou tel modifications ne pénalisera pas la vitesse de la voiture ou encore sa tenue de route. Les plus grandes marques se sont donc donné rendez-vous, alors pourquoi ne pas équiper sa Clio Coupé Sport de telle manière qu’elle pourra rivaliser avec les plus redoutables bolides sportifs ? Turn 10 nous en donne l’occasion et on se délecte de savourer ces possibilités. A noter également que vous pourrez, toujours dans un très large panel (près de 4 000 motifs disponibles), décorer vos voitures, leur apporter votre touche personnelle.
Le vif du sujet : la jouabilité
Le but de cette preview n’étant pas de vous lister le contenu exact de Forza Motorsport 2, attardons-nous maintenant sur l’aspect principal de cette simulation de conduite : la jouabilité. Car s’il existe bien une certitude qui nous envahie après seulement quelques minutes de jeu, c’est que nous avons à faire à un vrai soft de simulation automobile. Ainsi le contrôle total de son véhicule sera exigé sous peine de se voir atterrir dans un mur ou s’encastrer avec le véhicule voisin. Se faire surprendre par le freinage ou par une accélération trop vive, voilà ce que l’option d’assistance de conduite essayera d’empêcher. Concrètement, cette dernière propose un tracé du circuit et des phases de décélération / accélération, que le joueur sera alors libre de suivre ou non. Mais il est indéniable que pour tout nouveau gamer qui ne serait que peu familier avec la simulation automobile, cette possibilité d’une conduite progressive est une véritable opportunité pour améliorer ses performances et profité un maximum des possibilités du soft, sentiment que le fantôme ne fait que renforcer. Forza Motorsport 2 nous séduit donc sans mal avec un style de conduite qui, bien que propre à chaque type de voiture, se veut de manière générale assez souple et répond sans latence aux commandes du joueur.
Les plus exigeants pourront toujours gérer les options de l’ABS ou encore du STM, tout comme ils sauront mettre davantage de pression dans les pneus arrières par exemple. Attention également à la gestion matérielle des dégâts puisqu’en cas de chocs trop violent, de bien mauvaises surprises au niveau de la conduite risque de vous gêner et seul un arrêt aux stands pourra palier ce contretemps. Bref, malgré une première impression de difficulté qui pourra rebuter les moins habitués au genre, le soft de Microsoft Games séduira un large panel de joueurs, les plus pointilleux comme les moins regardants, grâce à ce système d’évolution progressive dans notre façon de jouer, de gérer les caractéristiques de notre voiture et la possibilité d’avoir un regard sur l’ensemble des environnements qui font une course automobile. Enfin, ceux qui voudront se faire présent sur tous les fronts du mode Carrière pourront toujours recruter un pilote qui se chargera d’être là où vous ne pourrez être, une option fort sympathique. Complète, aguicheuse, opportuniste, la conduite adoptée dans ce second volet de Forza Motorsport 2 se veut séduisante et force est de constater que cela fonctionne.
La copie idéale ?
Nous l’avons souligné, la version entre nos mains nous a été présentée comme étant quasi-conforme à la version finale. Alors que penser de la gestion des dégâts qui, si elle est tout de même présente, est loin d’être exceptionnelle ? Pire encore, que dire des différents bugs de collision où notre voiture s'enfonce à travers une barrière de sécurité ou un véhicule devant nous ? Il en est de même pour l’aspect graphique général du soft. La modélisation des voitures est également plaisante mais n’arrivent pas pour autant à nous subjuguer, sans doute de part l’absence de petits détails que les plus pointus d’entre vous ne manqueront pas de notifier. Certains aspects visuels comme les divers reflets sur les carrosseries des voitures sont donc bien tape à l’œil, mais l’aliasing l’est malheureusement tout autant. Cette impression nous gagne notamment lorsque l’on porte un regard plus général sur les divers circuits proposés qui, en plein centre ville ou sur des circuits plus traditionnels, ne fait que soutenir le constat suivant : le gameplay semble avoir été privilégié au détriment de l’aspect graphique. Un public plus que discutable et pas très présent, des techniciens aux stands pas très convaincants, des circuits qui manque de variétés et qui pour beaucoup se ressemblent, l’absence d’une caméra dans le cockpit… La liste des reproches effectués à Forza Motorsport 2 sur le domaine graphique est malheureusement légitime. On ne peut cependant reprocher au soft son impeccable fluidité, en solo comme en multijoueur, tout comme on ne peut que saluer l’intelligence artificielle des adversaires à la hauteur de la difficulté choisie parmi les quatre paliers proposés. Enfin sur le plan sonore, les studios de Turn 10 nous offre une copie plus qu’honnête grâce à une bande son dynamique et des bruitages qui ne le sont pas moins.