Test Dead Man’s Hand
Depuis que la Xbox est arrivée sur le marché des consoles, on l’a nommée reine des FPS. Assimilation normale au vu du nombre d’entre eux présents sur la console de Bill Gates. Et c’est dans cette optique que s’oriente Dead Man’s Hand, un FPS se déroulant à la glorieuse époque de la conquête du grand ouest.


L'espoir fait vivre...
Dans Dead Man’s Hand, vous incarnerez El Tejon, bandit de grands chemins trahi par son clan et à la recherche de vengeance… C’est dans une prison que l’aventure commencera, après que votre tête ait été mise à prix. Le canon retentit, un bruit sourd perce le néant auditif, les parois de la prison s’écroule et vous profitez de cette attaque pour vous en échapper. Un scénario qui promet dès le départ avec nombre de rebondissements et un esprit de vengeance toujours bien présent. Mais cepependant, on a beau avancer, le scénario ne s’étaye guère plus, pas d'autres rebondissements ne surviennent, pas d’ellipses, pas ou peu de scènes cinématiques, aucune surprise en somme. Mis à part la découverte du pays de l’oncle Sam et du gigantisme de ses contrées.
Car si Dead Man’s Hand vous lance certes sur un chemin de vengeance, celui-ci se révèle hélas assez soporifique. Le seul but étant d’avancer et de tirer à tout va,p as très original tout cela. Le jeu est donc à des années lumières des productions actuelles telles que le dernier Deus Ex, ne montrant aucune liberté d’action, étant très linéaire mais aussi extrèmement bourrin. Une idée renforcée par l’intelligence artificielle des ennemis, tout simplement catastrophique puisqu’ils vous foncent généralement dessus sans jamais prendre le temps de réfléchir. Malgré tout, Dead Man’s Hand arrive à accrocher les joueurs, en leur offrant ça et là quelques originalités qui ravivent l’intérêt, comme une course poursuite à cheval, pas vraiment passionnante car on ne fait que diriger le viseur, mais tout de même bien sympa. Ou encore, les phases de poker au début des niveaux, plus vous y faites de bonnes combinaisons et plus vous aurez de munitions pour débuter le niveau. Un concept sympa encore une fois mais hélas trop mal exploité. Pourquoi ne pas avoir laissé au joueur la possibilité de prendre les brides de la fière monture ? Certes ça n’aurait pas été évident à imaginer une maniabilité mais ça se serait pourtant révélé autrement plus riche !
Autre point négatif, le nombre peu élevé d’armes disponibles. On voit bien que les développeurs de Rune ont juste fait le minimum syndical avec seulement une dauzaine d'armes, pas vraiment différentes les unes des autres. Encore une fois, preuve est de constater le manque de possibilités du jeu. Ajoutez à cela des niveaux ultra-courts et vous vous direz de suite quel est l’intérêt de ce jeu ? Pourtant, la sauce prend, ceci étant probablement dû à l’esprit d’aventure qui nous habite, à ce conditionnement dès l’enfance au rêve américain et à la découverte de ce continent fabuleux, quel rêve tout de même et qui peut se réaliser ici, avec des décors certes pas toujours renversant de beauté mais qui arrivent toujours à susciter l’intérêt, pour peu que vous aimiez un minimum le continent américain et son côté Far West !


Les crampes vous guettent…
Alors que le jeu se prêtait pourtant à de fabuleuses gunsfights, il n’en est rien, la faute aux défauts de l’IA et à la trop grande linéarité. Du coup, au lieu d’avancer lentement en longeant les murs et en faisant bien attention à couvrir tous les angles morts, on fonce tout droit, shotgun en main façon Terminator. Un concept simple, maintes fois éprouvé et souvent bien utilisé. Maos pas ici… Du coup, la maniabilité s’en ressent bien moins efficace, avec un unique bouton vraiment utile à savoir la gâchette droite pour tirer… Aucune surprise donc à voir venir les premiers symptômes de crampes, d’autant plus que du frag, il y en aura et pas qu’un peu ! Les ennemis vous assaillant par groupe de quatre ou cinq, il ne sera pas rare de courir entre les balles qui fusent en tous sens. Répliquant régulièrement de quelques coups de revolvers ou d’un baton de dynamite.
Bref, même constat qu’avant, une jouabilité molassone et lassante, qui risque bien de vous faire régulièrement lâcher le pad. Le jeu appréciant décidément beaucoup les antithèses, il est assez long, ou du moins il le paraît car le finir ne prendra guère plus que neuf ou dix heures. Encore une fois dommage. Et ce n’est pas le Xbox Live qui va contredire ces dires, classique au possible avec ses deathmatchs, team-deathmatchs, le mode « Prime » dans lequel tout le monde poursuit le joueur cible, lequel une fois tué passe son rôle à son assassin ou encore le très lassant « Bande » qui opposera une équipe humaine à une équipe contrôlée par la Xbox et son IA vraiment… démoralisante de bétise.


Le moteur graphique d’Unreal 2003 a souffert !
Si Dead Man’s Hand utilise le pourtant très réputé moteur graphique d’Unreal 2003, on ne peut une fois de plus constater que le travail a été largement bâclé. Textures fades, aucune localisation des dégâts, effets spéciaux quasiment absent, la liste est longue… Seuls des décors assez réussis et des personnages plutôt bien modélisés relèvent le tout, sinon, cela flirte souvent avec le mauvais. Heureusement, les décors sont variés et assurent souvent le renouvellement de l’intérêt du jeu…
Même commentaire pour les musiques. Là où on aurait pu s’attendre à des reprises de musiques célèbres, façon « Le Bon, la Brute et le Truand », on ne découvre que quelques assemblements de notes ça et là qui ne représentent strictement aucun intérêt… Seuls les bruitages tiennent la route, sans jamais faire tomber à la renverse non-plus. Un seul mot à dire : dommage !