Test Predator : Concrete Jungle
Après déjà deux grosses apparitions et un ultime combat contre les aliens au cinéma, Predator se voit adapté en jeu vidéo pour la toute première fois sur Xbox (mis à part l’Alien vs Predator bien sûr). Et c’est donc plein de satisfaction que j’attendais ce titre signé Eurocom en attendant le second Alien Versus Predator dans les salles obscures. Un jeu qui au final déçoit pas mal et ce, même si il est proposé à 30€ (50€ en Belgique). Car contrairement à Red Ninja, ce jeu d’action était plus qu’attendu et promettait beaucoup. Seulement voilà, comme il en est souvent le cas, cette adaptation d’un des plus célèbres films de Schwartzy se voit être dotée d’un maximum de défauts pour un minimum de qualité. Dommage.
N’es pas Predator qui veut…
Un Predator avide de sang et de massacres s’est lancé avec plaisir à la chasse aux humains, en éliminant quelques uns avant de se faire toucher et de décider d’exploser la ville à l’aide de son vaisseau en se suicidant. Seulement voilà, notre cher Predator rate son suicide mais anéantit tout de même la ville… Et comme chez les Predators on n’y va pas par quatre chemins, notre tueur en série se voit envoyé en exil sur une planète à cause de son manque total à l’honneur de sa caste (Oui, mourir est important…). Cependant notre cher ami se voit rappelé plus vite que prévu suite à une situation critique qui est actuellement vécue sur Terre. En effet, certains savants ont réussi à utiliser diverses technologies Predator et ont donc décidé de les retourner contre leur maître, ce qui a du coup déclenché un véritable massacre des lézards galactiques. Voilà pourquoi, vous, guerrier centenaire et d’une grande expérience au combat, êtes envoyés sur Terre afin de régler les différents de votre race avec ces misérables humains…
Scénaristiquement parlant, Predator : Concrete Jungle est plutôt réussi puisque proposant un scénario qui se déroule entre 1930 et 2030, le tout accompagné par de multiples cinématiques de grande qualité. Sincèrement, l’esprit de la saga est amplement respecté et les fans seront aux anges face à ces cinématiques de toute beauté. D’ailleurs il s’agit très probablement du principal intérêt de ce titre, en tous cas à mes yeux, tant le reste du jeu semble totalement inintéressant niveau contenu et gameplay.
Et parlons en de ce gameplay annoncé comme un clone de GTA… En réalité, il n’en est rien puisque le jeu propose diverses missions plus ou moins linéaires où vous devrez vous efforcer de combattre tant bien que mal des ennemis en surnombre et dotés d’un IA digne des zombies d’Hunter. En gros, vous faites une véritable boucherie et ils sont tous autant qu’ils soient (même les boss) ultra prévisibles. En dehors de ça divers objectifs vous sont proposés, histoire de varier tout de même les plaisirs de la chasse… Ainsi, vous devrez bien entendu faire divers combats contre de simples soldats, des boss, robots, passer de chekpoint en chekpoint, maîtriser l’art de l’infiltration grâce au camouflage optique et sniper à distance vos ennemis. Bon, ça reste très classique mais au moins cela permet au jeu de se renouveler et de nous proposer des phases de gameplay un tantinet différentes de ce que l’on a l’habitude de voir dans ce genre de daube.
Cependant plusieurs gros problèmes sont à noter, tels qu’entre autres une très mauvaise gestion des caméras. Lesquelles ont généralement la désagréable tentation de se coincer à gauche ou à droite, de vous cacher le champ de vision ou de mal suivre l’action. Il en résulte un jeu barbant au possible et laissant un goût particulièrement amer en bouche. D’autant plus que ces caméras sont loin d’être le seul et unique défaut du jeu !
En effet, non seulement les caméras sont très mal gérées mais le titre d’Eurocom fait un véritable mégahit de petits défauts qui entache considérablement le gameplay du titre. Ainsi, il faut savoir que ce bon vieux Predator ne sait donner qu’un nombre de coups très limité, qu’il éprouve de nombreuses difficultés à ajuster une cible à distance pour le shooter (l’opération pouvant même prendre une minute !) et qu’en plus de tout cela, il vous est interdit de massacrer trop d’innocents dans la rue, ce qui signifie que si vous en tuez trop, ce sera game over, et tant pis pour vous ! Bref, ce Predator Concrete Jungle n’offre que très peu d’intérêt sur le plan du jeu et c’est bien dommage car cela aurait pu être une véritable boucherie…
Moche, mais moche le lézard galactique !
En dehors de ce gameplay déjà très mal pensé et particulièrement saoulant, Predator propose une maniabilité on ne peut plus basique et lourdaude qui en lassera plus d’un. Et ce seront très certainement les fans les plus déçus car si la maniabilité s’avère désastreuse, la durée de vie du soft est quant à elle assez grande avec pas mal de bonus tels que des missions supplémentaires, des costumes ou des vidéos. Du tout bon quoi. Reste qu’il faut vraiment se « taper » tout le reste de ce jeu pourrave pour en profiter, la vie est trop injuste !
Côté bande son, rien d’exceptionnel non plus avec des bruitages très classiques mais réalistes et des musiques qui nous mettent bien dans l’ambiance. Dommage que le reste ne suive pas car la bande son était tout de même très correcte.
Enfin, pour ce qui est des graphismes, nous avons ici affaire à l’un des plus laids jeux de la Xbox avec des décors particulièrement moches et des modélisations de personnages et objets à vous faire éclater de rire. Seul le Predator semble un temps soit peu travaillé… Bref, vous l’aurez compris il n’y a rien de bon à retirer de ce Concrete Jungle qui s’avère, une fois de plus, être une belle grosse arnaque.