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Test Spikeout : Battle StreetSpikeout Battle Street va sûrement rappeler de bons souvenirs à certains d’entre vous, puisque ce titre était jouable sur les bornes d’arcades il y a de cela une dizaine d’années. Cependant, ce temps représentait l’époque où les softs de Sega avaient la faculté de nous distraire voir même de nous amuser, le temps où Sega était un véritable dieu vivant… ce qui n’est malheureusement plus la cas avec cette édition portée sur Xbox, symbolisée par un seul et unique terme : la médiocrité.Il est loin ce temps, jadis...
Mais alors l’histoire suivie précédemment est-elle la même aujourd’hui ? Eh bien pas exactement, puisque Spikeout Battlestreet représente la suite du premier opus avec en haut de l’affiche Spike Jr, le fils de Spike que vous aviez pu incarner lors des premières aventures de la Team Spike, cette équipe composée de racailles en manque de violence. C’est donc grâce à la séquence d’introduction toute en images de synthèse (qui affiche d’ores et déjà l’ambiance assez vieillotte du titre, de par sa qualité) que nous prenons connaissance du scénario : pour faire dans l’originalité, l’île de Diesel Town est envahie par la violence et les rivalités entre gangs, et ce depuis toute une décennie. Deux clans se font la guerre, mais qui sont-ils réellement ? Il faut savoir que dans le premier épisode, l’équipe Inferno, celle des « méchants » s’est faite humilier par la Team Spike. Dix ans plus tard, le chef de ce groupe, est de retour, prêt à se venger, avec tous ses copains. Malheureusement pour lui, Spike Jr et toute son équipe (dont vous pourrez incarner chacun des membres) se mettront en travers de leur chemin, prêts à en découdre. C’est dès le début de votre nouvelle aventure que vous pourrez diriger chaque personnage de cette clique, à savoir Fiona, Jackal, Min Hua et bien entendu leur chef suprême, Spike Jr. Chacun d’entre eux possède ses propres coups, hélas pas très élaborés et peu nombreux, puisque nous en compterons une petite quinzaine par personnage, ce qui vous l’admettrez, limite d’emblée les possibilités d’attaques. Quand on sait que DOA propose un minimum de 80 coups par personnage, ça fait mal… Niveau jouabilité, rien de bien surprenant puisque le soft reste fort classique, cependant on note un certain désordre dans l’action et une confusion générale.
De plus, quelques éléments sont assez rageants. L’un des principaux, c’est le niveau de difficulté assez élevé du mode histoire. Déjà que les techniques disponibles ne permettent pas de faire des folies, mais si le jeu se dévoile en plus de ça interminable, c’est le comble (rassurez-vous, avec de l’acharnement, on parvient tout de même à nos fins). Et dans l’optique de nous énerver davantage, vous aurez le malheur (si vous êtes assez fou pour débourser 50€ pour Spikeout Battlestreet) de constater que vos concurrents répètent sans cesse les mêmes gestes dans le but de vous mettre hors d’état de nuire. Pour continuer sur ce gameplay exécrable, vous noterez également la présence d’une imprécision hors norme. En effet, lorsque vous battrez et achèverez vos ennemis, vous aurez la possibilité de vous munir de leurs armes. Oui mais voilà, cela ne se fera pas sans peine en sachant que ramasser un item tombé au sol relève tout bonnement du défi plus que de l’intuition, et vous fera perdre de précieux points de vie. Autre point important du gameplay et pas encore abordé dans ce test, c’est la gestion des caméras, qui là aussi s’avère être plus que laborieuse. En conséquence, il vous arrivera de ne pas voir vos ennemis se pointer, pour la simple et bonne raison que la vue se sera figée derrière un obstacle, ou ne sera pas assez développée pour avoir une vue d’ensemble du terrain sur lequel vous vous situez. Tout simplement exaspérant. Un jeu tout simplement exécrable !
Au niveau de la bande-son, même topo, c’est sans effet, voire ridicule. Les bruitages sont grotesques, les voix en anglais sont sous-titrées (comme cité plus haut), et les musiques accompagnant les phases de jeu à couper d’urgence, si vous ne souhaitez pas perdre goût à la musique. Quant à la durée de vie, elle est plus ou moins longue. « Plus ou moins » pour la simple et bonne raison qu’elle se voit rallongée par une difficulté mal dosée et très rude. Il y a peut-être le fait de savoir que des personnages sont cachés qui vous aidera à finir plusieurs fois le jeu, mais nous en doutons sincèrement. A la rigueur, le mode Live pourrait vous faire passer un peu plus de temps sur Spikeout Battlestreet, mais à condition de trouver des joueurs avec qui jouer bien entendu. Ce dernier est à l’image du solo : sans intérêt et anesthésique… un bon remède qui conviendra tout particulièrement aux insomniaques (ce jeu aurait-il des vertus médicales ?). En somme, Spikeout Battlestreet est un jeu qui aurait dû être disponible pour la modique somme de 20-30€, et encore, pourquoi ne pas l’offrir gratuitement dans le fameux MOX ? Cela manque de précision, c’est ennuyeux, c’est abominable et c’est un véritable supplice pour votre système auditif. Alors deux solutions : soit vous avez acheté le jeu avant de nous lire et vous êtes déjà chez votre revendeur pour vous débarrasser de cette daube (NdTox : je n’aime pas employer ce mot, mais là, je suis dans l’impasse), ou bien vous ne le possédez pas encore, et ne le possèderez jamais.
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