Test Bliss Island
Codemasters, qui nous avait déjà gratifiés de nombreuses exclusivités sur le Xbox Live Arcade, a récemment relancé sa gamme de jeux en téléchargement avec plusieurs nouveautés. Parmi celles-ci, on retrouve Bliss Island, un party game convivial au design très cartoonesque qui n’est pas sans rappeler les nombreux jeux destinés au grand public disponibles sur Wii… Mais un gameplay simple et un design mignon suffisent-ils à vendre un soft à 400 points ?
Les casuals gamers en ligne de mire
Déjà disponible depuis plusieurs mois sur PSP, Bliss Island débarque aujourd’hui dans une version Xbox Live Arcade proposant quelques agréables petites nouveautés et une emprunte esthétique sensiblement améliorée. Comme la recette avait plutôt bien marché sur PSP, Codemasters s’est contenté de reprendre les éléments de l’opus portable pour nous les re-proposer dans une version comprenant une multitude de mini-jeux qui mettent à contribution vos talents de viseur. Bliss Island nous propose en effet de nombreuses épreuves, allant du simple parcours d’obstacles à l’envoi de projectiles dans une zone bien définie, le tout à travers un univers coloré qui plaira assurément aux plus petits. Le mode campagne, qui se contente de nous confronter à une suite de challenges, joue donc un rôle majeur dans la durée de vie de ce soft pas nécessairement très long ni passionnant, mais finalement assez varié au niveau des épreuves.
Au cours de celles-ci, le joueur contrôle un animal, ou plutôt une petite boule de poil, qu’il doit diriger dans une direction grâce au stick et propulser sur des cibles en appuyant sur la touche A. Ne cherchez ni fioriture ni profondeur, Bliss Island se limite à ce gameplay des plus simplistes qu’il se contente d’insérer à chaque fois dans des mini-jeux au concept pourtant totalement différent. Si les épreuves sont nombreuses et offrent des challenges variés, le gameplay, lui, ne change pas d’un iota. Un défaut majeur pour un jeu censé être fun. Difficile dans de telles conditions de rester scotché à son pad des heures durant, et ce même si le nombre d’épreuves est assez satisfaisant et le prix de vente plus que correct (400 points).
Si les adultes risquent donc de vite se lasser de ce divertissement plus que médiocre, les plus petits risquent de faire face à un tout autre problème. Difficile lorsqu’on n’est encore qu’un enfant de passer outre des challenges difficiles. Or Bliss Island regorge de passages assez complexes, comme cette imitation de snooker plutôt difficile à comprendre et offrant un niveau de difficulté suffisamment élevé pour bloquer de nombreux enfants. Dommage puisque avec son univers coloré, ses créatures bigarrées, ses mini-jeux et sa simplicité d’accès, il se prédestinait à ce public-là… Inutile de souligner que la douche risque de paraître particulièrement glaciale pour les parents qui devront venir en aide assez régulièrement à leurs enfants et prendre par la même occasion sur eux pour supporter le gameplay particulièrement mollasson et l’ambiance « gnan-gnan » du soft. Certes, il y a toujours un univers riche, quelques épreuves sympathiques et un multijoueur pas désagréable et assez proche de l’aventure solo, mais rien de tout cela ne justifie malheureusement la dépense de 400 points pour un soft qui manque cruellement de profondeur et de variété.