Test Frogger 2
Rappelez-vous, en 1981 sortait Frogger sur les bornes d’arcade, un jeu de réflexion et de plates-formes complètement loufoque qui nous proposait d’incarner une grenouille ne sachant pas nager. En 2000, la série faisait son grand retour avec un second épisode nettement plus coloré et partiellement en 3D. Sorti sur Dreamcast à l’époque, mais aussi sur PC et PlayStation, le titre était parvenu à rallier les quelques fans de la série qui avaient plus ou moins retrouvé les sensations du premier volet. Huit ans plus tard, Konami ressort la licence de ses placards pour nous proposer un revival Xbox Live Arcade.
Une grenouille qui saute
Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en huit malheureuses années, le soft a terriblement vieilli ! Tout d’abord il y a cette histoire, complètement démodée et d’un ridicule affligeant, même pour un enfant de 6 ans. Frogger est une petite grenouille qui ne sait pas nager et, par le plus grand des hasards, elle rencontre un extraterrestre qui s’est écrasé avec sa navette sur Terre et qui tente désespérément de retrouver les pièces de son vaisseau. Toujours généreux envers les étrangers, Frogger se décide dès lors à l’aider et se lance à la recherche des différents objets. Jamais, ô grand Dieu jamais, nous n’avions trouvé un prétexte aussi simple, aussi stupide et risible à la fois pour lancer une « nouvelle » aventure. C’est tellement gnangnan qu’on en décernerait presque une médaille aux développeurs pour avoir osé concevoir un tel synopsis. Mais soit, passons sur cet aspect et concentrons nous donc sur le gameplay du titre qui n’est malheureusement guère plus réussi.
Dans l’ensemble, Frogger 2 conserve le concept du premier épisode : faire avancer une grenouille dans un niveau regorgeant de dangers, en évitant de tomber dans l’eau ou de se faire toucher par d’autres créatures. Bien sûr, vous pouvez sauter de plate-forme en plate-forme, et vous pouvez utiliser votre langue pour attraper des objets inaccessibles, et c’est à peu près tout ce que propose ce « jeu », si l’on peut appeler cela comme ça… Le tout se fait à travers plusieurs niveaux, soit en solo, soit en mode time attack, soit enfin par l’intermédiaire d’un mode multijoueur en ligne (l’innovation de ce portage).
Du côté de la jouabilité, on retrouve des commandes de base extrêmement simples à retenir. Malheureusement, si le jeu est simple à prendre en main, il n’en demeure pas moins compliqué à jouer, non pas que la difficulté soit poussée à son paroxysme, mais plutôt en raison des contrôles douteux du personnage et de la jouabilité ultra rigide qui nous est imposée. Difficile pour un joueur sein d’esprit de tenir son pad en main plus de cinq minutes. Au final, non seulement le contenu supplémentaire n’a pour ainsi dire aucun intérêt (le jeu étant terriblement mou, fade et ennuyant), mais en outre, la jouabilité n’a pas été revue et rend l’aventure solo comme multijoueur insupportable.
Un grand cru
D’un point de vue purement technique, le constat n’est guère plus rassurant : la bande sonore a beaucoup vieilli et les graphismes donnent l’impression de jouer à un jeu flash gratuit. Certes, Frogger reste une licence culte qui a marqué l’histoire du jeu vidéo, mais il n’empêche que ce second opus n’était déjà guère fameux à l’époque. Ce portage Arcade semble donc être une parfaite occasion pour Konami de recycler une vieillerie en se contentant du strict minimum. Dommage.